Locarno, « un festival qui ne détourne pas le regard »
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider n'a pas manqué l'ouverture du Festival de Locarno mercredi.
Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTTLa conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a donné mercredi soir le coup d'envoi officiel de la 78e édition du Festival du film de Locarno. Dans un discours engagé prononcé à la Magistrale, elle a salué un cinéma courageux face aux crises mondiales.
A quelques heures de la projection du film d'ouverture sur la Piazza Grande et après avoir assisté au ciné-concert, la Jurassienne a salué 'un rendez-vous qui résiste, qui interroge, qui crée du lien'.
Dans un discours empreint de gravité et d'espoir, elle a appelé à 'ne pas détourner le regard' des bouleversements actuels, soulignant le rôle irremplaçable de la culture dans les sociétés traversées par des crises: 'En période d'instabilité internationale, le cinéma peut offrir une vision, défendre des valeurs, ouvrir le dialogue'.
'Locarno a toujours su se réinventer'
Elisabeth Baume-Schneider a également rendu hommage à l'engagement artistique du festival, rappelant sa tradition d'indépendance et d'audace, de la guerre froide aux défis contemporains: 'Locarno a toujours su se réinventer, en regardant le monde avec lucidité.
La conseillère fédérale a souligné la vitalité du cinéma suisse, bien représenté cette année avec 28 films au programme, dont plusieurs en compétition. Elle a également salué l'engagement de la manifestation en faveur des jeunes talents à travers la section 'Pardi di domani'.
Enfin, elle a exprimé sa gratitude envers les organisateurs et, en particulier, envers la présidente du festival, Maja Hoffmann: 'Vous avez raison: le cinéma peut changer le monde, précisément parce qu'il fait ressortir les contradictions et la résistance'.
Pour Maja Hoffmann, 'le cinéma, c'est l'un des rares langages pratiquement universels', a-t-elle dit devant l'assemblée. Petit événement, une personne dans les premiers rangs s'est évanouie, entraînant l'arrêt momentané des discours, alors que ceux-ci avaient déjà commencé avec trois quarts d'heure de retard.
À partir de 21h30, la Piazza Grande se transformera à nouveau en plus grand cinéma en plein air d'Europe en accueillant la première mondiale de 'Le Pays d'Arto', un film franco-arménien de Tamara Stepanyan. Le festival se poursuivra jusqu'au 16 août.
/ATS