Économie

Anières refuse très largement un réseau de chauffage à distance

30.11.2025 12h26

Anières refuse très largement un réseau de chauffage à distance

Anières a dit non au projet de chauffage à distance alimenté par l'eau du lac.

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Anières (GE) refuse massivement le projet de réseau de chauffage à distance alimenté par l'eau du lac, qui devait permettre aux bâtiments du centre du village de se passer des énergies fossiles. Le crédit ad hoc de 19,5 millions de francs est refusé par 78,38% des votants dimanche.

Porté par l'exécutif et approuvé par le Conseil municipal, ce projet était combattu par référendum. Les opposants, emmenés par des membres du PLR, estimaient que le crédit avait été voté dans la précipitation, sans clarifier les risques financiers.

Les référendaires dénonçaient un investissement total, qui avoisinerait les 25 millions de francs, 'un montant démesuré' pour ne chauffer que le centre du village. Ils mettaient aussi en garde contre les coûts de construction et d'entretien largement sous-estimés.

Au-delà de l'aspect financier, les référendaires émettaient des doutes sur le bilan écologique de ce réseau de chauffage à distance, sans compter des nuisances considérables liées aux travaux. Ils ont fustigé un 'projet inadapté' pour une commune peu dense de 2600 habitants. Dimanche, le taux de participation s'est élevé à 58,67%.

Indépendance énergétique

Avec ce chauffage à distance, les autorités d'Anières voulaient renforcer l'utilisation des énergies renouvelables et assurer l'indépendance énergétique de la commune. Puisée dans le lac, l'eau devait être distribuée par des conduites enterrées dans 39 sous-stations. Tous les bâtiments sur le tracé, dont l'école, la crèche et la mairie, auraient pu être raccordés.

Selon les autorités communales, 90% des propriétaires avaient manifesté leur intérêt pour tel raccordement. La pompe à chaleur (PAC), qui est indispensable pour intégrer ce réseau, devait être installée par le propriétaire, à ses frais. A noter que ce réseau aurait aussi pu rafraîchir les maisons par forte chaleur.

/ATS