Les Suisses placés lors du premier entraînement de descente
Le premier entraînement de la descente olympique prévue samedi à Bormio a été plutôt favorable aux Suisses. Mais Niels Hintermann n'est pas content de la décision des entraîneurs...
Le vainqueur de ce premier galop d'essai sur la Stelvio se nomme Ryan Cochran-Siegle. L'Américain a devancé l'Italien Giovanni Franzoni de 0''16 et Marco Odermatt de 0''40. Alexis Monney suit à la 4e place à 0''66. 'Mais j'ai manqué une porte sur le haut', regrettait le Fribourgeois dans l'aire d'arrivée.
Toujours est-il que sur une neige molle, les Suisses ont quand même tenu le haut du pavé avec Franjo von Allmen 7e et Stefan Rogentin 8e. Le Grison, à la lutte avec Niels Hintermann pour la quatrième place en descente, a devancé le Zurichois (18e) de 0''82. Pas de quoi inquiéter l'un ou l'autre. Les deux hommes savent que la qualification se jouera lors d'un prochain entraînement.
'Cette décision n'est pas juste'
Mais Niels Hintermann n'a pas caché sa frustration lors de son passage devant les médias. Il estime qu'Alexis Monney, qui n'est pas monté sur la boîte cette saison en descente - son seul podium est une 2e place en super-G à Livigno -, aurait également dû se battre lors de cette qualification interne.
'Je trouve que cette décision n'est pas juste. Ce n'est pas dans l’esprit du sport', a-t-il lancé. 'Ces dernières années, c’était toujours la même règle. Et maintenant, on fait soudain différemment. Pour moi, c'est incompréhensible.'
Interrogé sur la situation, Alexis Monney a expliqué qu'il aurait été 'prêt' à disputer cette qualification. 'Je savais que ce serait compliqué sans podium, mais je n’ai jamais exigé une place fixe', a-t-il déclaré, se disant tout de même soulagé de cette décision. 'Cela m'enlève un peu de pression car je n’ai pas besoin de performer immédiatement', a-t-il ajouté.
Odi à l'aise
Impressionnant sur le haut avec d'excellents temps de passage sur les secteurs 2, 3 et 4, Marco Odermatt a prouvé qu'il faudrait bien évidemment compter sur lui. 'Je me suis bien senti sur les skis, mais beaucoup de choses ont évolué entre la reconnaissance et le passage en course', a avoué le Nidwaldien, qui apprécie également d'avoir un hôtel au pied de la piste.
Coup dur en revanche pour le Norvégien Fredrik Möller. Le vainqueur du Super-G fin 2024 a chuté et a dû être évacué en hélicoptère.
/ATS