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Un septuagénaire en prison pour viols et agressions sur 89 mineurs

10.02.2026 11h51

La justice française a lancé un appel à témoins mardi après l'inculpation d'un ancien éducateur, soupçonné de viols et agressions sexuelles aggravés commis en France et dans une dizaine de pays sur 89 mineurs entre 1967 et 2022. Le septuagénaire aurait sévi en Suisse.

L'homme, âgé aujourd'hui de 79 ans, a été écroué en 2024. Les faits, instruits par le parquet de Grenoble, auraient été commis en Allemagne, Suisse, Maroc, Niger, Algérie, Philippines, Inde, Colombie et Nouvelle-Calédonie, a détaillé le procureur Etienne Manteaux qui veut 'permettre à d'éventuelles autres victimes de pouvoir se manifester'.

Le nombre de victimes a été établi à partir d'écrits compilés dans une clé USB par le septuagénaire qui évoque des 'rapports sexuels' sur des mineurs âgés de 13 à 17 ans, a précisé le procureur Etienne Manteaux lors d'un point presse.

La clé USB sur laquelle des documents écrits ont été enregistrés par le septuagénaire a été découverte par son neveu qui se 'questionnait sur la vie affective et sexuelle' de son oncle, a ajouté M. Manteaux.

Deux meurtres

L'homme a également reconnu au cours de l'enquête les meurtres de sa mère et sa tante. Dans ses 'mémoires', il écrit 'avoir volontairement donné la mort à deux personnes', a indiqué le procureur.

Il a ainsi admis avoir étouffé à l'aide d'un coussin sa mère cancéreuse en phase terminale dans les années 1970, puis sa tante, âgée de 92 ans, dans les années 1990, en l'étouffant également avec un coussin, a précisé le procureur.

Concernant sa tante, 'parce qu'il devait repartir dans les Cévennes et qu'elle le suppliait de ne pas partir, il a fait le choix de lui donner la mort également et donc profitant de son sommeil a pris un coussin et l'a étouffée', a indiqué le procureur.

Une enquête distincte de celle sur les viols et agressions sexuelles a été ouverte pour ces deux faits, 'là aussi tout à fait reconnus et admis' par le prévenu qui 'légitime son passage à l'acte en considérant qu'il aimerait bien qu'on lui fasse la même chose s'il se trouvait dans cette situation de fin de vie', a-t-il indiqué.

/ATS