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Le CIO autorise un Ukrainien à porter un brassard noir

10.02.2026 12h49

Le CIO autorise un Ukrainien à porter un brassard noir

Heraskevych est autorisé à porter un brassard noir

Photo: KEYSTONE/AP/Alessandra Tarantino

Le Comité international olympique (CIO) a autorisé mardi le porte-drapeau ukrainien aux JO de Milan Cortina à arborer un brassard noir.

Le CIO lui avait auparavant refusé le port d'un casque orné de photos d'athlètes tués lors du conflit avec la Russie.

'Nous estimons que c'est un bon compromis', a expliqué à la presse Mark Adams, le porte-parole de l'instance olympique, rappelant que l'organisation bannissait toute expression politique lors des compétitions ou des cérémonies.

Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la sélection ukrainienne engagé en skeleton, a pris part lundi à Cortina à un entraînement avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.

'Cette décision me brise le coeur. J'ai le sentiment que le CIO trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d'être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire', a-t-il écrit sur Instagram, avant de recevoir le soutien du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le CIO a confirmé mardi l'interdiction, puisque le casque 'contrevient' à l'article 50 de la Charte olympique qui cherche à éviter 'tous types d'interférence', notamment 'politique' ou 'religieuse', pour que 'tous les athlètes puissent se concentrer sur leur performance'.

Mais l'instance olympique a tenu lundi soir 'une réunion informelle' avec l'entraîneur de Vladislav Heraskevych 'et son entourage'. 'Nous avons réaffirmé que, dans ce cas, comme nous le faisons désormais plus souvent, nous ferons une exception à ces directives pour lui permettre de porter un brassard noir pendant la compétition, afin de procéder à cette commémoration', a précisé Mark Adams.

L'athlète reste par ailleurs entièrement libre de ses propos 'en conférence de presse, à la sortie de la compétition, en zone mixte' ou sur ses réseaux sociaux, a rappelé le porte-parole.

/ATS