Un bronze au goût amer pour le CC3C Genève
Les regrets liés à la défaite subie de peu en demi-finale ne se sont pas tout à fait dissipés, malgré la joie d'avoir conquis le bronze
Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTTLa joie est grande pour le CC3C Genève, qui s'est paré de bronze vendredi aux JO 2026. Mais la frustration liée à la demi-finale perdue de justesse face aux Britanniques n'est pas dissipée.
La large victoire 9-1 contre la Norvège dans le match pour la 3e place ne suscite pas de grandes émotions. Même si le skip Yannick Schwaller estime que 'pour des Suisses, nous avons quand même beaucoup crié notre bonheur.'
Le match était toutefois trop déséquilibré pour susciter de grandes explosions de joie. 'C'est toujours un peu différent quand le match n'est pas décidé par la dernière pierre', explique pour sa part le numéro 2 Sven Michel.
Benoît Schwarz-van Berkel était le seul à connaître déjà le goût parfois amer d'un bronze olympique. Le Genevois avait déjà terminé troisième à PyeongChang en 2018 dans l'équipe de Peter de Cruz. 'Cela reste incroyable', dit-il.
'Une telle opportunité se présente si rarement. Je suis un grand fan des Jeux olympiques, les meilleurs athlètes de chaque discipline sont là, on travaille quatre ans pour vivre ce moment. C'est génial de se retrouver sur le podium à la fin', souligne-t-il.
Des millimètres pas encore tout à fait digérés
Les quatre Suisses devaient toutefois attendre l'issue de la finale de samedi soir entre la Grande-Bretagne et le Canada pour recevoir leurs médailles. Ce qui suscite encore certains regrets sur leurs visages.
'On connaît la différence entre l'or et tout le reste, et elle est énorme', explique Benoît Schwarz-van Berkel. 'Hier (vendredi), j'ai subi la plus grande défaite de ma carrière, et tout ça à cause de quatre millimètres. Ça fait très mal', soupire-t-il.
Les quatre joueurs admettent ouvertement avoir passé une nuit difficile, puis une matinée difficile. 'A 10h30 samedi, nous nous sommes réunis, nous avons parlé avec notre cœur et chacun a dit ce qu'il ressentait', raconte Yannick Schwaller.
'Nous avons fait le vide dans nos têtes, puis nous nous sommes à nouveau concentrés sur un objectif important. Je suis très fier que nous ayons réussi une telle performance', poursuit le Soleurois, dont l'équipe n'a pas beaucoup de temps pour faire la fête: elle disputera dès lundi les championnats de Suisse afin de se qualifier pour le championnat du monde.
/ATS