Fed: soutien clef à la nomination de Warsh par un sénateur
Le sénateur républicain Tom Tillis a annoncé dimanche qu'il allait soutenir la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed (archives).
Photo: KEYSTONE/AP/Jose Luis MaganaLe sénateur républicain Thom Tillis a annoncé dimanche qu'il soutiendrait la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la banque centrale américaine (Fed) après l'abandon de l'enquête visant l'actuel patron de la Fed, dont il faisait une condition.
Il s'agissait du dernier obstacle majeur à un vote de confirmation avant la fin du mandat de Jerome Powell, le 15 mai.
'L'enquête criminelle sur le président (Jerome) Powell était une menace sérieuse à l'indépendance de la Fed', a écrit le sénateur de Caroline du Nord sur le réseau social , 'et elle devait être clôturée avant que je puisse soutenir la confirmation de Kevin Warsh'.
Ces investigations portaient sur la gestion par Jerome Powell des travaux de rénovation du siège de la Réserve fédérale, à Washington, dont le budget est désormais estimé à 2,5 milliards de dollars contre 1,9 initialement.
Le président de la Fed avait révélé l'existence de cette enquête début janvier, y voyant une 'menace' de Donald Trump et de son gouvernement pour pousser l'institution à abaisser son taux directeur.
Enquête pas vraiment close
Vendredi, la procureure fédérale de Washington, Jeanine Pirro, nommée par le président américain, a annoncé la fin de l'enquête.
Elle a indiqué avoir diligenté l'Inspecteur général de la Fed, Michael Horowitz, afin qu'il prenne le relais et mène ses propres investigations, procédure classique relevant d'une enquête administrative et non criminelle.
Thom Tillis avait prévenu qu'il voterait contre la désignation de Kevin Warsh par la commission bancaire du Sénat, étape cruciale du processus de nomination.
En faisant obstruction, le sénateur républicain aurait mis le nombre des sénateurs opposés au choix de Kevin Warsh à égalité avec celui des partisans, bloquant de fait le scrutin. Vendredi, Jeanine Pirro a néamoins laissé la porte ouverte à une réouverture de l'enquête 'si les faits le (justifiaient)'.
Samedi, Donald Trump a refusé d'acter la fin de cette saga judiciaire, affirmant qu'il avait 'obligation de découvrir' pourquoi le prix des rénovations avait explosé.
Dimanche, Thom Tillis a écrit avoir réçu des 'assurances' que le dossier pénal ne serait rouvert que si les conclusions de l'Inspecteur général le justifiaient.
Kevin Warsh 'est un candidat formidable', a-t-il ajouté, 'et il est temps que la Réserve fédérale mette de côté cette disgression et concentre de nouveau son attention sur sa mission'.
/ATS