OMS: deux cas confirmés et cinq suspectés d'hantavirus
Le bateau où l'hantavirus a été identifié est toujours au large du Cap-Vert (archives).
Photo: KEYSTONE/AP/Arilson AlmeidaDeux cas d'hantavirus sur le bateau de croisière au large du Cap-Vert sont confirmés et cinq suspectés, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle fait actuellement l'hypothèse que quelques infections entre humains avec des contacts proches ont eu lieu.
'Nous partons du principe' que les personnes ont été contaminées 'en dehors du bateau', a affirmé mardi à la presse à Genève la directrice de la prévention des épidémies et des pandémies à l'OMS, Maria Van Kerkhove. Des expéditions avaient été organisées. Les hantavirus sont habituellement relayés par des rongeurs sauvages. Le séquençage du virus est en cours dans un laboratoire sud-africain.
Trois décès ont été observés jusqu'à présent, dont un n'a pas été testé en laboratoire, selon l'OMS. Deux personnes qui ont succombé fin avril de symptômes diarrhéiques ou gastrointestinaux avaient voyagé en Amérique du Sud avant de prendre le bateau début avril en Argentine.
La troisième victime était fiévreuse. Le traçage des contacts d'une de ces personnes, qui avait voyagé par avion entre Saint-Hélène et Johannesburg, est en cours.
Evacuation prévue
Parmi trois cas suspects à bord du navire sur les près de 150 passagers et membres d'équipage toujours bloqués au large du Cap-Vert, un va mieux et est asymptômatique. 'A ce stade, aucune autre personne n'a de symptôme' sur le navire, dit la responsable de l'OMS. Les passagers sont priés de rester dans leurs cabines, alors que des décontaminations sont notamment menées.
'La priorité est d'évacuer médicalement' les deux cas suspects, a encore ajouté Mme Van Kerkhove qui précise qu'aucun soin ciblé contre les hantavirus n'existe. Le navire va ensuite poursuivre vers les Iles Canaries où une investigation épidémiologique entière sera menée et les menaces de propagation seront évaluées. Le Cap-Vert, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Afrique du Sud et les autorités britanniques collaborent.
Des milliers de cas d'hantavirus sont observés chaque année. Un foyer a été identifié en Argentine il y a quelques années. 'Mais ce n'est pas habituel' et la première fois sur un bateau, explique Mme Van Kerkhove. 'La menace pour le public général est basse', estime-t-elle.
/ATS