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Geneva Open: La quête sans fin de Stan Wawrinka

20.05.2026 05h00

Geneva Open: La quête sans fin de Stan Wawrinka

Stan Wawrinka dispute son 2e tour du Geneva Open ce mercredi.

Photo: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Philosophe, Stan Wawrinka l'a toujours été. Et ce n'est pas parce que la fin de sa carrière approche qu'il va renoncer à ses principes.

'Il n'y a jamais de fin en tennis, sauf quand on gagne le tournoi', a-t-il ainsi lâché après sa victoire au 1er tour du Geneva Open face au 'lucky loser' Raul Brancaccio lundi.

Vainqueur 6-2 4-6 7-6 du 241e mondial, Stan Wawrinka assure ne pas avoir connu de baisse de régime sur le plan physique au deuxième set. 'Quand on concède le break d'entrée, on remet son adversaire dans le match, on lui donne un peu de confiance', rappelle le Vaudois, qui a perdu son service dès le premier jeu du deuxième set.

'Et derrière, je suis toujours en train de courir derrière le score. Et comme je n'ai pas beaucoup de victoires derrière moi, je pense un peu trop au score, je pense trop à essayer de bien faire. Je deviens un petit peu hésitant', détaille Stan Wawrinka, qui avoue ne pas être capable de voir venir et de laisser le jeu à son adversaire.

'J'ai une ligne de conduite, je sais ce que je devrais faire. Mais quand on commence un peu à hésiter par rapport à son plan de jeu, on va être un tout petit peu en retard quand on veut en faire un petit peu trop. Il faut pouvoir trouver cet équilibre pour pouvoir tout simplement jouer', souligne-t-il.

Le juste milieu

'Je sais aussi que, par moments, je me dis que je veux juste faire jouer mon adversaire. Mais c'est là que je remets des balles un peu lentes, un peu courtes, et que je donne des points', concède-t-il. 'C'est compliqué de trouver l'équilibre quand on n'enchaîne pas les victoires, tout simplement', souffle-t-il.

'En plus, quand on a 41 ans avec 25 ans de carrière, lorsqu'on rentre sur le terrain, on a déjà vu le film, mille fois. Je connais tous les scénarios possibles', lâche le Vaudois. 'Le problème, quand je commence à penser à tous les scénarios envisageables, je ne pense déjà plus au tennis', poursuit-il.

'Ca a toujours été très complexe le tennis. Bien sûr, ça parait simple, on tape dans une balle l'un contre l'autre', enchaîne-t-il. 'Mais quand on cherche sans cesse à être le meilleur joueur possible par rapport à ses capacités, quand on est un joueur qui a toujours voulu essayer de se développer, on a besoin de confiance.'

'Je ne fais pas tout faux'

Stan Wawrinka l'avoue sans détour: 'J'ai besoin de victoires et de confiance, et c'est ça le plus dur à retrouver quand on a mon âge et quand on essaie d'être là où j'en suis. Mais d'un autre côté je peux me dire que je suis encore proche du top 100, à 41 ans, et que je gagne des matches', positive-t-il enfin.

'Ca signifie que je ne fais pas tout faux, et que par moments je trouve les bonnes solutions', explique encore l'ex-no 3 mondial, qui espère retrouver un peu de relâchement pour son 2e tour prévu mercredi face à Alex Michelsen (ATP 41). 'J'espère surtout être relâché dans ma façon de jouer', précise-t-il.

'Mais j'ai besoin de chaque victoire, j'ai envie de gagner chaque match. Il n'y a jamais de fin en tennis, sauf quand on gagne le tournoi', souligne-t-il encore. 'La pression, on se la remet de toute façon à chaque rencontre. Surtout quand on a envie de bien faire. Et je ne suis jamais satisfait d'avoir gagné un ou deux matches.'

/ATS