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Roman Josi: « Gagner l'or avec Nino serait génial »

26.05.2026 05h30

Roman Josi: "Gagner l'or avec Nino serait génial"

Roman Josi veut croire en la capacité de la Suisse à aller chercher cette médaille d'or mondiale.

Photo: KEYSTONE/CLAUDIO THOMA

Capitaine de la sélection nationale au Mondial à Zurich, Roman Josi continue d'écrire l'histoire de son sport de Genève à Kreuzlingen. Incarnation d'une certaine perfection, le Bernois en impose.

Anniversaire de Roman Josi? Le 1er juin. Date de la finale du Championnat du monde? Le 31 mai. On ne sait pas s'il existe plus joli cadeau sportif pour celui qui est l'un des piliers de cette équipe nationale depuis 2009 et qui compte trois médailles d'argent (2013, 2018 et 2023).

On a toujours loué la classe de Roger Federer et ce que les jeunes appelleraient aujourd'hui son aura. Eh bien Roman Josi doit avoir été fabriqué dans un moule identique. Politesse, simplicité, humilité: le défenseur des Nashville Predators semble avoir tout reçu à la naissance.

La famille est enfin là

Après avoir quitté les Etats-Unis pour rejoindre le camp d'entraînement de l'équipe de Suisse, Roman Josi a dû laisser sa femme et ses deux enfants derrière lui. Mais dimanche, la famille a enfin pu se réunir. 'Ce fut un long voyage pour eux, raconte Josi. A Chicago, ma femme s'est aperçue que le passeport de notre fils expirait dans deux ou trois semaines et la limite est de trois mois. Une fois que ce problème était réglé, un vol a été retardé, mais ils sont là pour mon plus grand bonheur.'

Père depuis plusieurs années d'un garçon et d'une fille, voit-il en eux de futurs cracks sportifs? 'Alors ma fille est encore trop jeune pour s'intéresser au sport. Mon fils fait du baseball à Nashville et un peu de foot.' Et le hockey? 'Il n'aime pas vraiment patiner, mais à la maison on joue et il fait le gardien. Il est fan de Genoni et il a son maillot. Leo lui a donné une carte signée et il était tout excité parce que c'était la première fois qu'il voyait Leo en vrai.'

Imprégné de culture US, Roman Josi est heureux de pouvoir partager un peu de sa Suisse avec ses enfants. 'C'est très important pour moi, précise-t-il. J'ai grandi ici, alors j’ai envie de leur montrer la culture suisse. On vient ici chaque été et ils peuvent découvrir la Suisse. Mon fils est déjà venu cinq fois. Ils connaissent la Suisse et c’est important pour eux d’y passer un peu de temps.' De là à maîtriser le suisse-allemand? 'C'est un peu là que ça coince, c'est vrai. Il faut dire qu'en saison je voyage énormément et que ma femme leur parle en anglais parce qu'elle ne comprend pas le suisse-allemand. J'essaie un peu, ils comprennent un peu mieux, mais ce n'est pas évident.'

La retraite? Pas pour tout de suite

Toujours dominant à son âge, il n'y a qu'à voir son triplé face à la Hongrie, Roman Josi a encore deux ans de contrat avec Nashville. A-t-il une idée de quand il entend dire stop? 'Je ne sais pas. Ca dépendra de la santé. Honnêtement, je ne peux pas le dire maintenant, parce que les choses changent très vite et je pense que je saurai quand ce sera le moment d'arrêter. Mais pour l'instant je prends encore énormément de plaisir. J’adore jouer au hockey, donc on verra bien.'

Propriétaire minoritaire du CP Berne, comme Mark Streit, Roman Josi pourrait-il s'offrir une dernière danse en National League avec son club de coeur? 'Je ne sais pas, mais beaucoup de personnes me posent cette question. Pour l'heure, mon but est de jouer le plus longtemps possible en NHL.'

Un épilogue à la Sprunger?

Quand on pense à Roman Josi en équipe de Suisse, on a presque immédiatement envie de lui associer Nino Niederreiter. Les deux hommes ont joué ensemble à Nashville, mais ils ont surtout été des campagnes argentées. Si Josi a trois médailles d'argent, Niederreiter en a quatre puisqu'il était là l'an dernier, contrairement au Bernois.

Pourrait-il y avoir une plus belle conclusion que de recevoir l'or à la maison? Un peu comme Julien Sprunger avec Fribourg?

'Ce serait vraiment génial. Si on pense à tout ce que Julien a fait, pouvoir finir comme ça, c’est incroyable. Mais en même temps, c’est le sport, donc on ne sait jamais ce qui va se passer. Evidemment, pour nous, pour moi et Nino, ce serait un rêve qui se réalise. Mais voilà... dans le sport, ce n’est pas parce que tu as gagné deux fois l'argent que tu vas gagner l'or automatiquement. Il faut toujours se battre pour aller le chercher, et c’est très difficile. On va tout faire pour y arriver. Pour en revenir à Julien, j’ai suivi ça et c’était une très belle histoire de le voir remporter ce titre.'

/ATS