Économie

Les PME de la branche MEM restent sous pression

27.05.2026 09h24

Les PME de la branche MEM restent sous pression

Le manque de commandes reste la principale préoccupation pour la majorité des entreprises (60%). Viennent ensuite les pressions liées aux fluctuations des taux de change (41%) et la hausse des prix de l'énergie (23%), deux défis qui ont nettement gagné en importance pour les PME depuis janvier 2026.

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Près des trois quarts des petites et moyennes entreprises (PME) de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM) jugent leur situation commerciale actuelle défavorable. La faible demande, le franc fort et les incertitudes les plombant.

L'indice du climat des affaires des PME de la branche MEM de Swissmechanic est resté clairement dans le rouge en avril, à environ -30 points, indique mercredi l'association faîtière de l'industrie technologique dans son relevé périodique. La situation perdure depuis fin 2023.

Le manque de commandes reste la principale préoccupation pour la majorité des entreprises (60%). Viennent ensuite les pressions liées aux fluctuations des taux de change (41%) et la hausse des prix de l'énergie (23%), deux défis qui ont nettement gagné en importance pour les PME depuis janvier 2026. La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée n'arrive qu'en quatrième position (22%).

De nombreuses entreprises subissent en outre une pression croissante sur leurs marges. Au premier trimestre 2026, environ quatre PME sur dix ont enregistré une baisse de leur marge Ebit. Malgré la situation difficile, 18% d'entre elles maintiennent leurs effectifs grâce au chômage partiel et à des mesures d'efficacité ciblées.

La situation reste aussi tendue au niveau des investissements: 24% des sociétés déclarent ne pas pouvoir investir en raison de contraintes financières. La raison principale est le manque de fonds propres. Parallèlement, la majorité d'entre elles prévoient de maintenir leurs capacités de production à un niveau constant.

Toutefois, des premiers signes de stabilisation se dessinent çà et là: les exportations de la branche MEM sont en hausse pour le troisième trimestre consécutif, et l'indice des directeurs d'achat (PMI) a dépassé en mars le seuil de croissance pour la première fois depuis fin 2022. Cependant, il n'est toujours pas question d'une reprise durable.

/ATS