Les Spurs au défi de la furia des Knicks
Le meneur de New-York Jalen Brunson (en blanc) aura fort à faire pour passer la défense de Victor Wembanyama en finale NBA.
Photo: KEYSTONE/AP/ERIC GAYSpurs et Knicks seront opposés dès mercredi en finale NBA, pour un 'remake' de l'affiche de 1999. A 22 ans, Victor Wembanyama vit sa toute première campagne de play-off.
'Gagner ce trophée, c'est un rêve d'enfance (...) C'est peut-être la chance d'une vie. On ne sait jamais quand l'occasion se représentera', réalisait la star française Victor Wembanyama, en larmes après la victoire chez le champion en titre Oklahoma City lors du match no 7 de la finale de la Conférence Ouest samedi dernier.
Après une saison de rookie à apprendre du fond du classement et une deuxième à patienter, en raison d'une thrombose à l'épaule droite l'ayant éloigné des parquets durant plusieurs mois, voilà le pivot déjà prétendant au trône avec San Antonio, en ayant brûlé les étapes à une vitesse supersonique et affolé pas mal de compteurs statistiques.
Montée en puissance
Dans cette série face au Thunder, débutée par une 'masterclass' à 41 points, 24 rebonds et enlevée 4-3 au bout du suspense, Wembanyama, souvent poussé dans ses retranchements, a tourné à une moyenne de 27,3 points, 10,9 rebonds, 3,1 passes et 2,7 contres. De quoi être désigné MVP, savoureuse revanche sur Shai Gilgeous-Alexander réélu meilleur joueur de la saison, lors du vote annuel qui a placé le Français troisième.
Avec lui, s'épanouissent des lieutenants talentueux et sans complexe, tels De'Aaron Fox, Stephon Castle, Julian Champagnie ou encore Dylan Harper. Tous composent la deuxième équipe la plus jeune de l'histoire à atteindre une finale NBA, entraînée par Mitch Johnson, successeur à la hauteur du grand architecte des Spurs, Gregg Popovich, diminué par un AVC mais bien présent en coulisses.
27 ans d'attente pour les Knicks
En face, les Knicks courent après un troisième trophée depuis ceux glanés en 1970 et 1973, à une époque où la ligne à trois points n'existait pas. Et leur dernière finale disputée remonte à 27 ans face aux... Spurs, dans le staff duquel se trouvait l'actuel entraîneur de New York, Mike Brown.
'Ça va être difficile. Ils sont bien coachés. Ils ont évidemment un joueur extraordinaire avec +Wemby+. Ils sont jeunes, mais ils ont aussi quelques vétérans pour les soutenir et les conseiller', a résumé celui qui fut également l'assistant de Steve Kerr chez les Warriors de 2016 à 2022, avec trois autres titres à la clé.
Mais les Knicks, qui ont enchaîné 11 victoires en play-off - un record -, ont aussi des atouts avec le shooteur Jalen Brunson, MVP de la finale de l'Est face à Cleveland, Karl-Anthony Towns, transfiguré dans un rôle de créateur que n'appelait pas son poste de pivot, ou encore l'ailier bon à tout faire OG Anunoby.
'Le groupe a été résilient toute l'année. Nous devons continuer à faire des sacrifices, à rester soudés', a enjoint Mike Brown. Equipe poil à gratter, les Knicks se rappelleront, pour la confiance, qu'ils ont remporté la Coupe de la NBA en décembre aux dépens des Spurs.
Mais une finale de championnat n'a rien à voir, elle génère une pression incomparable. Surtout à New York, où on transpire le basket comme nulle part ailleurs.
/ATS