Allemagne: l'industrie reprend quelques couleurs en avril
Les exportations allemandes ont augmenté de 3,6% sur un an. (archive)
Photo: KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGELL'industrie allemande s'est légèrement reprise en avril, avec une hausse de ses exportations et de sa production par rapport au mois de mars, à un niveau toutefois encore bas pour la première économie européenne en crise.
D'après un communiqué de l'office fédéral statistique Destatis publié mardi, les exportations de la première économie européenne ont enregistré une croissance de 0,9% sur un mois en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et provisoires, pour atteindre 136,6 milliards d'euros.
Les analystes de la plateforme Factset tablaient sur un recul de 0,8%.
L'Allemagne a affiché un excédent commercial qui s'est légèrement contracté à 14,5 milliards d'euros. Et sur un an, les exportations ont augmenté de 3,6%.
Les Etats-Unis sont restés la première destination des marchandises allemandes avec 11,4 milliards d'euros, en hausse de 1,8% sur un mois.
La Chine, à la fois partenaire clé et rival commercial pour l'Allemagne, est restée son principal fournisseur tandis que les exportations vers ce pays ont reculé de 3,5% en avril.
Autre indicateur révélé mardi, la production industrielle a progressé un peu moins qu'attendu de 0,4% sur un mois, alors que les analystes de la plateforme Factset anticipaient une augmentation de 0,8%.
Celle-ci a été tirée par la reprise du secteur du bâtiment (+2,4%) qui avait connu un début d'année difficile en raison de la météo, mais lestée par l'industrie automobile, pilier en difficultés de l'économie allemande (-4,7%).
'La conjoncture industrielle apparaît assez atone au début du deuxième trimestre, sur fond de conflit persistant au Proche-Orient et de hausse des prix de l'énergie', estime dans un communiqué le ministère fédéral de l'Economie.
Il observe notamment une 'tension croissante dans les chaînes d'approvisionnement' qui pourrait freiner la dynamique de production dans certains domaines.
'Les impulsions de reprise pour la conjoncture restent pour l'instant plutôt faibles', note également Jens-Oliver Niklasch, de LBBW, rappelant le poids de la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Pour Carsten Brzeski, économiste chez ING, les chiffres de la production industrielle 'montrent que l'espoir d'un rebond industriel en 2026 a de nouveau été rangé au placard', la 'toile de fond' restant 'celle d'une industrie allemande qui stagne depuis quatre mois'.
/ATS