Culture

Ouverture de la 43e édition du Belluard Bollwerk à Fribourg

25.06.2026 19h30

Ouverture de la 43e édition du Belluard Bollwerk à Fribourg

Les organisateurs ont fait part jeudi de leur inquiétude quant à la collaboration future avec des artistes venant de pays situés en dehors de l’Europe, en particulier du continent africain, au vu du "climat politique actuel" (archives).

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

La 43e édition du Belluard Bollwerk, à Fribourg, a ouvert ses portes jeudi soir, avec pour thème cette année 'underground complicities'. Jusqu’au 4 juillet, le festival propose dix jours de performances, d’arts visuels, de danse, de musique, de cinéma et de débats.

Au programme figuraient une désalpe fantaisie 'défolklorisée' depuis le quartier de Schoenberg jusque devant la forteresse de Belluard, trois vernissages d’expositions, la première représentation de l’exploration autobiographique de Jamila Baioia, entre Fribourg et le Maroc, ainsi qu’un DJ set de Z-aphyr, a indiqué l'organisation.

Après 'the grounds we share' l'an dernier, avec une édition dédiée alors au sol, à la terre, au territoire et au sous-sol, le Belluard poursuit cette année ses recherches sur le sol et le territoire, en s’intéressant au sous-sol, aux complicités souterraines. La directrice artistique Elisa Liepsch a prononcé un discours.

Réécrire les lieux

Cité dans un communiqué, cette dernière a affirmé une des missions du festival: 'Autrefois, les murs de la ville de Fribourg définissaient qui appartenait à la ville et qui non. Aujourd’hui, nous remplissons les murs et la forteresse d’art et d’idées qui accueillent tous les habitants et les visiteurs'.

'Il nous appartient de réécrire ces lieux, de redéfinir ce qui se trouve à l’intérieur et à l’extérieur, avec nos histoires et notre imagination', a dit Elisa Liepsch. Le festival consacré aux arts vivants entend bien offrir une nouvelle fois un 'cadre propice aux discussions, aux rencontres artistiques et à la musique'.

Au total, 29 projets de performance, d’arts plastiques, de danse, de cinéma, de musique, d’installation et de lecture raconteront les sous-sols toxiques, les sujets refoulés et cachés ou les extractions de matières premières, ainsi que leurs complices politiques et économiques.

/ATS