Le Canada, souverain en terres américaines face au Maroc?
Après avoir échoué à obtenir le poste de sélectionneur des Etats-Unis, Jesse Marsch a mené le Canada vers son premier match à élimination directe, qu'il a remporté.
Photo: KEYSTONE/AP/Manu FernandezLe Canada tentera de prolonger sa belle histoire en Coupe du monde contre le Maroc samedi (19h en Suisse) à Houston. Avec en vue un possible quart de finale face à la redoutable équipe de France.
Demi-finalistes au Mondial 2022 et récents champions d'Afrique sur tapis vert (une décision contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport), les Lions de l'Atlas ont l'expérience pour aborder ce rendez-vous texan en position de force.
Ils peuvent aussi compter sur des individualités talentueuses à tous les étages, du gardien Yassine Bounou à l'attaquant Ismael Saibari, révélation du tournoi et nouvelle recrue du Bayern Munich, en passant par le capitaine Achraf Hakimi et la perle lilloise Ayyoub Bouaddi.
Marsch sur ses terres
Mais cette Coupe du monde peuplée de surprises, de fortes chaleurs et de longs trajets peut transformer l'affiche contre le Canada, co-organisateur exilé aux États-Unis, en traquenard parfait.
Au tour précédent, les Marocains ont lutté à Monterrey pour se défaire des Pays-Bas (1-1, 3-2 tab), au bout d'une fatigante prolongation et d'une séance de tirs au but épuisante nerveusement.
Les 'Canucks' tenteront de frapper un grand coup, précisément le jour où les États-Unis célèbrent l'Independence Day, leur fête nationale, à grands renforts de feux d'artifice.
Ce serait un sacré clin d'oeil pour le sélectionneur Jesse Marsch, ancien milieu de terrain américain à la deuxième carrière fragmentée, faite de courts passages à Leipzig et Leeds et d'expériences plus abouties à New York et Salzbourg, et d'une grande déception avec la 'Team USA'.
L'entraîneur de 52 ans pensait se voir confier les clés de la sélection en 2024, mais la fédération a fait volte-face et jeté son dévolu sur l'Argentin Mauricio Pochettino.
/ATS