« Où vas-tu, FIFA? », s'interroge Blatter après l'affaire Balogun
Sepp Blatter a fait part de son étonnement dans l'affaire Balogun
Photo: KEYSTONE/URS FLUEELERSepp Blatter s'est étonné lundi de la suspension par l'instance du carton rouge infligé à l'Américain Falorin Balogun, après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino.
'Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants', écrit le Valaisan de 90 ans, ex-président de la FIFA, sur X.
'Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), FIFA ?', poursuit l'ex-patron du foot mondial.
'Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique', conclut Sepp Blatter, ajoutant les mots-clés #GianniInfantino et #DonaldTrump pour lever toute ambiguïté.
Poussé à la démission en 2015 par une cascade de scandales, Blatter n'a jamais mâché ses mots contre son successeur, déplorant en février dernier dans le quotidien allemand Bild que la FIFA soit 'une dictature', qui 'se résume à son président'.
'Trump va orchestrer un coup de publicité' à l'occasion du Mondial 2026 et 'pour cela, il a besoin de son nouvel ami, le président de la FIFA, Gianni Infantino. Bien que le terme complice soit plus approprié qu'ami', fustigeait-il.
Dimanche, le laconique communiqué de la FIFA modifiant la sanction de Balogun, exclu lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine et qui pourra finalement être aligné face à la Belgique (mardi 00h00 GMT), a suscité un tollé.
La fédération belge a fait part de sa 'stupéfaction' et dit examiner 'toutes les options potentielles'. 'Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA', a renchéri en conférence de presse le sélectionneur français des Diables rouges, Rudi Garcia.
/ATS