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L'heure de gloire de Gregor Kobel, héros des tirs au but

08.07.2026 02h36

L'heure de gloire de Gregor Kobel, héros des tirs au but

Gregor Kobel est enfin sorti de l'ombre de Yann Sommer.

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Gregor Kobel a permis à la Suisse de rallier les quarts de finale du Mondial, mardi contre la Colombie (0-0, 4-3 tab). Le gardien zurichois peut enfin savourer un immense exploit avec la sélection.

Le portier du Brussia Dortmund a choisi le bon côté pour repousser le quatrième penalty colombien, celui de Cucho Fernandez. Il avait déjà remporté son duel mental face à Davinson Sanchez, qui avait envoyé son penalty sur la barre transversale. Devant les journalistes, le portier de 28 ans, logiquement désigné homme du match, a tenté de mettre des mots sur les émotions vécues lors de cette séance irrespirable.

Q: Gregor, est-ce le plus beau jour de votre vie?

'Sur le plan sportif, c'est sans aucun doute le plus beau. Sur le plan familial, je crois qu'il y en a eu quelques autres (rires). J'ai toujours du mal à exprimer ce que je ressens si peu de temps après un match, mais je suis super content pour l'équipe, pour tous les gens formidables qui composent le staff. Les émotions qui ont jailli à la fin, ça ne se vit nulle part ailleurs. C'est unique et magnifique.'

Q: Racontez-nous un peu cette séance de tirs au but...

'Je crois que j'ai réussi à rester dans le moment présent tout du long. Je n'ai pas vraiment eu de hauts et de bas, même si ça a évidemment été un moment énorme quand j'ai arrêté ce penalty. J'avais une grande confiance en moi ainsi qu'en la capacité des gars à tirer ces penalties.'

Q: Est-ce que la clé du succès a été votre capacité à souffrir?

'Absolument. Ce n'était pas un match facile, face à un adversaire très désagréable, très physique, qui a fait beaucoup de fautes. Leur public a été incroyable. Ça fait trois fois qu'on joue ici, mais on avait quand même l'impression d'être en déplacement. On a aussi surmonté des moments difficiles avec les blessures et chacun a dû apporter sa pierre à l'édifice.'

Q: Vous avez écrit une page d'histoire, mais vos rêves et vos objectifs ne s'arrêtent pas là, n'est-ce pas?

'Je crois qu'on ne saurait trop insister sur l'énorme succès que cela représente pour nous, pour cette équipe, pour un si petit comme la Suisse de figurer parmi les huit meilleurs du monde dans le plus grand sport qui soit. Je suis tellement content pour tous les supporters, pour les joueurs qui sont là depuis des années, pour ceux qui viennent d'arriver et ceux qui ne sont plus là. C'est un exploit incroyable, vraiment incroyable.'

Q: Personnellement, qu'est-ce que cela signifie de vivre ça dans la peau du numéro 1?

'C'est toujours un sentiment très fort de pouvoir enfiler le maillot de son pays. Chaque sélection est une immense fierté. Mais clairement, atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde pour mon premier grand tournoi en tant que titulaire, c'est quelque chose de dingue.'

/ATS