Le durcissement de la Lex Koller divise la politique et l'économie
Le PS et l'UDC estiment que les capitaux étrangers font grimper les prix de l'immobilier (image symbolique).
Photo: KEYSTONE/ARNO BALZARINILe projet de durcissement de la Lex Koller met en évidence un profond clivage. Alors que les associations professionnelles et les sociétés immobilières s'y opposent farouchement, les partis aux extrémités du spectre politique saluent le projet.
Le Conseil fédéral entend réagir à la situation tendue sur le marché du logement en renforçant la réglementation. A l'avenir, les personnes domiciliées à l'étranger ne devraient notamment plus pouvoir acheter d'actions de sociétés immobilières résidentielles cotées en Bourse. La procédure de consultation s'est achevée mercredi.
Le PS et l'UDC soutiennent le projet. Ils estiment que les capitaux étrangers font grimper les prix de l'immobilier.
En revanche, les associations économiques, le Centre et le Groupement suisse pour les régions de montagne s'y opposent. Ils mettent en garde contre les inconvénients pour la place économique. Plusieurs sociétés immobilières ont menacé de se retirer de la Bourse. L'obligation de contrôle proposée est irréaliste, estime Marco Feusi, directeur de Hiag.
/ATS