Économie

Jusqu'à 41°C en Europe centrale, alertes incendies et manque d'eau

31.07.2026 14h09

Jusqu'à 41°C en Europe centrale, alertes incendies et manque d'eau

A Budapest en Hongrie, le niveau du Danube est particulièrement bas, alors que les températures atteignent 41°C (image d'illustration).

Photo: KEYSTONE/EPA/ZOLTAN BALOGH

Une nouvelle vague de chaleur s'est abattue sur l'Europe centrale, où les températures pourraient atteindre jusqu'à 41°C, poussant les autorités à multiplier les mesures face aux risques d'incendies et à la pression croissante sur les réseaux d'eau et d'énergie.

En Hongrie, le service météorologique HungaroMet prévoit jusqu'à 39°C vendredi et 40 à 41°C au cours des six prochains jours.

Kata Serfozo, 36 ans, une designer en congé maternité à Budapest, dit 'passer beaucoup de temps dehors, à l'ombre', car à l'intérieur elle est contrainte de rester dans l'obscurité, volets baissés et rideaux tirés.

Le Premier ministre Peter Magyar a appelé jeudi les industriels à réduire volontairement leur consommation électrique afin d'éviter une crise énergétique. Il a annoncé que les illuminations de tous les bâtiments publics seraient éteints.

Des milliers d'habitants de la ville de Szentendre sont par ailleurs privés d'eau. L'armée est mobilisée pour acheminer de l'eau potable, a-t-il ajouté sur Facebook.

Gergely Holczapfel, chauffeur à la retraite de 71 ans, vit à Pilisszentkereszt, au nord de Budapest, un village concerné par les restrictions d'eau.

Il dit n'utiliser avec son épouse que 15 à 20 litres d'eau par jour pour 'se laver, cuisiner' et arroser leur jardin.

En Slovaquie, les alertes chaleur concernent tout le pays, avec le niveau maximal décrété dans le sud-ouest.

Les températures oscilleront entre 34 et 39°C jusqu'à dimanche, selon l'institut hydrométéorologique slovaque SHMU.

'Températures insupportables'

A Bratislava, les autorités ont déployé plus de 30 stations de rafraîchissement offrant notamment espaces climatisés, eau potable et sanitaires.

Darina Justusova, 33 ans, enceinte de son deuxième enfant, juge les températures 'insupportables'.

'Je me sens beaucoup plus fatiguée', ajoute la jeune femme interrogée par l'AFP.

Les services météorologiques slovaques ont également mis en garde contre un risque élevé de feux de forêt dans une grande partie du pays.

La Slovénie fait face à des risques similaires.

L'Agence slovène de l'environnement (ARSO) a placé l'ouest du pays en risque d'incendie 'extrêmement élevé'. Elle a interdit de nombreuses activités susceptibles de provoquer des départs de feu.

'Cette vague de chaleur sera exceptionnelle par sa durée, pas seulement par les températures élevées', a souligné le climatologue Gregor Vrtacnik, lors d'une conférence de presse de l'ARSO vendredi à Ljubljana.

'La période avec des températures quotidiennes supérieures à 35 degrés sera d'une durée record', a renchéri le météorologue Branko Gregorcic.

L'exploitant des chemins de fer slovènes, Slovenske Zeleznice, a décidé de réduire la vitesse des trains l'après-midi dans certaines zones, afin d'empêcher les accidents liés à des déformations des rails provoquées par la chaleur.

Records partout

Sur la côte adriatique slovène, la température de la mer pourrait dépasser le record historique de 30,4°C enregistré en 2010.

En Roumanie, des alertes jaune et orange sont en vigueur dans la moitié ouest du pays, où les températures pourraient atteindre localement 40°C ce week-end.

Les services météorologiques n'excluent pas le déclenchement d'une alerte rouge dans les prochains jours.

L'Autriche enregistre également des températures atteignant 38 à 39°C, voire localement 40°C dans l'est du pays, une situation qui pourrait se prolonger jusqu'en début de semaine prochaine.

Selon l'organisme GeoSphere Austria, cette nouvelle vague de chaleur intervient alors que le pays traverse déjà une sécheresse qualifiée d''extrême'.

'Depuis le début de l'année, il manque environ 30% de précipitations', a souligné GeoSphere, faisant des sept premiers mois de 2026 les plus secs observés depuis le début du XXe siècle.

/ATS