Valérie Dittli doit convaincre la base de son parti
Le Centre Vaud, ici avec son président Giancarlo Sergi, se réunira en assemblée le 2 septembre pour décider ou non de lancer Valérie Dittli dans l'élection au Conseil d'Etat (archives).
Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGAROLe Centre Vaud est désormais fixé. Valérie Dittli souhaitant se représenter au Conseil d'Etat, c'est l'assemblée des délégués qui dira le 2 septembre si elle souhaite, ou pas, investir sa ministre.
Mais avant cela, le comité cantonal du parti, avec ses quelque 20 membres, se réunira jeudi en présence de Valérie Dittli. Il devra notamment émettre 'un avis' avant l'assemblée du 2 septembre, indique le président du Centre Vaud, Giancarlo Sergi, contacté dimanche par Keystone-ATS.
Un premier avis, recommandant de ne pas soutenir Valérie Dittli, a déjà été donné cet été par le comité de présidence (9 membres).
Les délégués auront 'toutes les cartes en main et devront trancher', ajoute Giancarlo Sergi. Il dit attendre entre 60 à 100 délégués le 2 septembre à Epalinges.
Le président du Centre Vaud raconte que les dirigeants du parti ont appris samedi soir que Valérie Dittli allait communiquer sa décision dans la presse (interviews au Matin Dimanche et au Courrier Lavaux-Oron-Jorat). Il dit ne pas être étonné de sa décision, ayant 'senti qu'elle avait envie de se représenter.'
Ce choix 'lui incombe' et 'ne change pas notre avis qu'elle ne devrait pas se représenter', indique Giancarlo Sergi.
Plusieurs scénarios
Aucune autre candidature ne sera opposée à Valérie Dittli le 2 septembre. Et si elle parvient à convaincre les délégués, 'on la soutiendra', affirme Giancarlo Sergi.
En revanche, si Valérie Dittli devait être désavouée par son parti, elle pourrait encore se lancer comme indépendante. Quant au Centre Vaud, il se retrouverait le 16 septembre pour une nouvelle assemblée des délégués. Le parti devrait alors convenir d'une stratégie, sans Valérie Dittli, pour les élections cantonales de 2027.
Pesant peu sur la scène politique vaudoise, le Centre espère gagner en importance, et notamment retrouver des sièges au Grand Conseil. Pour cela, il mise sur des alliances. Or les formations politiques consultées par les dirigeants du parti, au centre comme à droite, ne veulent pas collaborer si Valérie Dittli se représente au Conseil d'Etat sous les couleurs du Centre.
/ATS