Israël annonce la fermeture du consulat britannique à Jérusalem
Le ministre israélien des affaires étrangères Gidéon Saar a annoncé mardi la fermeture du consulat du Royaume-Uni à Jérusalem.
Photo: KEYSTONE/EPA/ABIR SULTANLe chef de la diplomatie israélienne a annoncé mardi la fermeture du consulat britannique à Jérusalem. Cette déclaration fait suite à l'annonce de sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie par Londres et d'autres pays occidentaux.
Cette mesure marque une dégradation spectaculaire des relations entre Israël et le Royaume-Uni, dans un contexte de tensions croissantes avec les pays occidentaux face à la multiplication des colonies et des violences en Cisjordanie occupée.
Elle intervient quelques heures après que 12 pays, dont le Royaume-Uni et la France, ont annoncé leur intention de sanctionner le commerce avec les colonies.
Qualifiant les critiques britanniques de 'scandaleuses' lors d'une conférence de presse, le ministre israélien des affaires étrangères Gidéon Saar a annoncé la fermeture du consulat du Royaume-Uni à Jérusalem, ajoutant que cette mesure avait reçu l'aval du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le consulat britannique est situé à Jérusalem-Est, partie du territoire historiquement palestinien dont Israël a pris le contrôle lors de la guerre des Six Jours en 1967.
Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, une position qui n'est pas reconnue par la communauté internationale, à l'exception d'une poignée de pays, dont les Etats-Unis.
'La Jérusalem unifiée est la capitale d'Israël et se trouve sous sa pleine souveraineté', a dit M. Saar. 'Toute activité étrangère dans cette zone doit s'effectuer par les voies établies et convenues, sans porter atteinte à la souveraineté d'Israël', a-t-il assuré.
Onze députés britanniques interdits d'entrer en Israël
Par ailleurs, 11 députés britanniques jugés 'antisémites' ou 'anti-Israël', dont l'ancien dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn, ainsi qu'un avocat ayant représenté le mouvement islamiste Hamas, ont été frappés d'une interdiction d'entrer en Israël.
En outre, des représentants britanniques travaillant au centre de coordination international chargé de superviser le cessez-le-feu dans la bande de Gaza seront expulsés, a annoncé M. Saar, sans toutefois dire combien de personnes étaient concernées.
'Les accusations portées aujourd'hui par le ministre britannique des Affaires étrangères devant le Parlement britannique sont des mensonges scandaleux', a déclaré M. Saar, après que son homologue britannique Ed Miliband eut accusé le gouvernement israélien de fermer les yeux sur le 'nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie' selon lui.
'Cette initiative britannique est moralement biaisée et constitue une ingérence flagrante dans les affaires d'un Etat souverain, ainsi que dans son processus électoral', a affirmé M. Saar, en référence aux élections législatives très disputées du 27 octobre en Israël.
Seul le Royaume-Uni concerné pour l'instant
Les contre-mesures annoncées mardi visent uniquement le Royaume-Uni et pas les autres pays ayant annoncé leur intention de sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, une décision que M. Saar a justifiée en affirmant que Londres avait 'initié et mené ce mouvement'.
'Mais nous prendrons également des contre-mesures contre tout autre pays qui agit ou agira contre Israël', a assuré le ministre israélien.
Dans une déclaration conjointe, les douze pays occidentaux ont annoncé leur intention de sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, affirmant que les violences de colons 'ont atteint des niveaux sans précédent' et jugeant que 'les actions menées par le gouvernement israélien en Cisjordanie compromettent la possibilité d'une solution à deux Etats', israélien et palestinien.
/ATS