L'importation de fourrures d'animaux maltraités sera interdite
En Suisse, 350 tonnes de fourrures sont importées chaque année, ce qui correspond à l’abattage d’environ 1,5 million d’animaux, selon le rapport du Conseil fédéral (image d'illustration).
Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLERLa Suisse va interdire l'importation et le commerce de fourrures issues de méthodes cruelles. Après le National, le Conseil des Etats a largement adopté mardi le contre-projet du Conseil fédéral à 'l'initiative fourrure'. Restent à régler des détails formels.
Depuis 2014, le secteur de la vente était censé informer la clientèle sur la provenance et l'origine des produits de pelleterie. Mais cette obligation n'a guère été suivie. Le gouvernement a donc décidé d'interdire l'importation, le transit et le commerce pour les fourrures et les produits de la pelleterie obtenus par des méthodes cruelles pour les animaux.
Cette interdiction est déjà inscrite par ordonnances depuis l'an dernier. La branche dispose d'un délai transitoire jusqu'en juillet 2029. Le gouvernement veut désormais ancrer cette disposition dans la loi, comme contre-projet-indirect à l'initiative populaire de l'Alliance Animale Suisse.
La question de la certification a occasionné quelques échanges. Au final, une claire majorité s'est prononcée pour une attestation indiquant que les fourrures proviennent d'entreprises qui se conforment au programme de certification de l'Office fédéral des affaires vétérinaires (OSAV).
Le National avait déjà approuvé ce projet de loi.
/ATS