Deux acteurs supplémentaires des soins vont rejoindre le SMI
L'opérateur de la Bourse suisse SIX avait confirmé le changement début juillet. L'entrée des groupes zougois et bâlois au SMI vient encore grossir les rangs des acteurs de la santé au sein de l'indice phare.
Photo: KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLALe SMI verra lundi le poids du secteur de la santé hausser. Le titre du spécialiste des soins de la peau Galderma et celui du fabricant de médicaments Sandoz intégreront l'indicateur phare du marché helvétique. Ils relègueront Swisscom et Kühne+Nagel au SMIM.
Ce remaniement s'était déjà profilé au printemps dernier, Galderma et Sandoz figurant au rang des candidats à la promotion en raison de leur taille et de leur fort volume de négoce. L'opérateur de la Bourse suisse SIX avait confirmé le changement début juillet. L'entrée des groupes zougois et bâlois au SMI vient encore grossir les rangs des acteurs de la santé au sein de l'indice phare. Ils rejoindront les géants pharmaceutiques Roche et Novartis, le sous-traitant pharma Lonza, et le spécialiste des soins ophtalmiques Alcon.
En termes de capitalisation boursière, ce changement reste toutefois mineur, la part des entreprises du secteur de la santé dans l'ensemble du SMI passant de 36 à environ 40%. Pour établir la liste des vingt valeurs phares de la Bourse suisse, SIX se base notamment sur la valeur des actions librement négociables d'une entreprise au cours des douze derniers mois et le volume des transactions boursières sur ces actions.
Les 18 premières entreprises sont assurées de figurer dans le SMI. Pour les places 19 à 22 - de la dite 'zone tampon' -, des règles supplémentaires s'appliquent afin d'éviter que de légères fluctuations n'entraînent des changements constants. Cela confère aux membres actuels du SMI un avantage décisif par rapport à leurs concurrents. En tête du classement, peu de changements: les trois poids lourds de la cote Nestlé, Novartis et Roche occupaient sans contestation les trois premières rang du dernier classement établi fin juin.
Pas un miroir de l'économie
Loin de refléter l'ensemble de l'économie suisse, le SMI donne des informations quant à l'évolution des entreprises et des secteurs cotés les plus importants et les plus liquides, explique à l'agence AWP Remo Rosenau, de la Banque Helvétique. Le SMI 'reste un très bon indice de référence pour le marché boursier suisse, où certains secteurs revêtent justement une grande importance'. Le fait que certains secteurs soient particulièrement bien représentés dans un indice de référence ne représente pas une particularité suisse.
D'autres indicateurs boursiers connus ne reflètent eux aussi que partiellement l'économie concernée. Ainsi, le Dow Jones Industrial Average serait encore nettement moins représentatif de l'économie américaine que le SMI ne l'est pour celle de la Suisse.
L'intégration au sein du SMI accroît également la visibilité et l'intérêt que peut susciter une action auprès des investisseurs institutionnels et internationaux. Etant donné que de nombreux fonds et ETF répliquent les indices boursiers, cette intégration peut en outre générer une demande supplémentaire pour les actions qui y sont listées, car ces produits doivent adapter leurs portefeuilles en conséquence.
Parallèlement, la liquidité et l'activité boursière augmentent généralement, ce qui peut rendre une action plus attrayante pour d'autres investisseurs. Cet effet n'est toutefois pas nécessairement durable: une partie de l'évolution du cours est souvent anticipée avant même l'intégration effective dans l'indice de référence.
/ATS