Économie

Lex UBS: UBS dénonce une décision qui « n'est pas un compromis »

23.09.2026 14h43

Lex UBS: UBS dénonce une décision qui "n'est pas un compromis"

UBS critique un durcissement excessif (archives).

Photo: KEYSTONE/EPA/MICHAEL BUHOLZER

Le vote du Conseil des Etats en faveur de la couverture à 90% par des fonds propres des filiales étrangères d'UBS pourrait entraîner 'un durcissement excessif' des exigences de fonds propres en Suisse, réagit la plus grande banque du pays mercredi.

Elle dénonce un résultat politique qui n'est pas un compromis et ne s'attaque pas aux causes profondes de la faillite de Credit Suisse.

'Si elle est confirmée à l'issue du processus parlementaire en cours, la décision prise aujourd'hui par le Conseil des États entraînerait un durcissement excessif des exigences de fonds propres suisses, qui figurent déjà parmi les plus strictes au monde', déclare UBS dans un communiqué.

Ce résultat 'ignore les vives inquiétudes exprimées par l'immense majorité des participants à la consultation démocratique, à laquelle ont participé tous les représentants du patronat, les organisations syndicales concernées et la plupart des cantons. Les participants ont clairement rejeté les propositions réglementaires extrêmes du Conseil fédéral, les jugeant préjudiciables à l'économie suisse', poursuit la banque.

Selon elle, il fait également fi 'du soutien financier crucial des actionnaires d'UBS pour la protection de la réputation de la Suisse lors de cette acquisition'.

Le gouvernement souhaitait une couverture à 100%, le but étant de limiter les risques pour le contribuable en cas de nouvelle crise bancaire. C'est finalement l'alternative du Centre qui l'a emporté assez clairement à la Chambre haute, par 29 voix contre 16. Sa proposition prévoit une couverture à 90% par des fonds propres durs, les CET1, le choix des 10% restants étant libre. Elle a été soutenue par des élus de tous bords.

/ATS