Le Trésor américain satisfait de sa campagne pour isoler Téhéran
Le ministre américain des Finances Scott Bessent se félicite d'une série de restrictions ciblant les banques et les compagnies aériennes iraniennes.
Photo: KEYSTONE/AP/Julia Demaree NikhinsonLe ministre américain des Finances Scott Bessent a affirmé samedi avoir envoyé des émissaires dans le monde entier pour exiger des mesures visant à isoler l'Iran économiquement, se félicitant des restrictions ciblant les banques et les compagnies aériennes iraniennes.
'Sur mon instruction, des équipes ont été dépêchées à travers le monde pour discuter avec les pays et exiger des mesures contre le régime iranien', a écrit M. Bessent sur X. 'Ces efforts portent leurs fruits.'
Il a cité la suspension des vols de la compagnie privée iranienne Mahan Air par la Turquie et Oman, ainsi que l'arrêt de tous les vols des compagnies iraniennes par les Emirats arabes unis. Abou Dhabi avait annoncé jeudi cette mesure afin de se conformer aux nouvelles sanctions américaines visant le secteur aérien iranien.
Il a également mis en avant des mesures visant des banques iraniennes. La banque centrale émiratie a interdit mercredi aux succursales de la banque publique Melli toute transaction avec l'Iran, les accusant notamment d'avoir enfreint les lois contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Le régulateur bancaire turc a retiré la semaine dernière à la banque Mellat sa licence dans le pays, en invoquant une disposition de la loi bancaire relative à la stabilité du système financier.
Le secrétaire adjoint au Trésor chargé de lutte contre le financement du terrorisme, Jonathan Burke, a effectué ce mois-ci une tournée de deux semaines au Moyen-Orient et en Europe, et le Trésor américain s'est entretenu avec plus de 50 pays, selon le Wall Street Journal.
M. Bessent avait assuré lundi que toutes les compagnies iraniennes seraient à l'arrêt 'partout dans le monde' à partir du 23 septembre. Des compagnies iraniennes de petite taille continuent toutefois de desservir l'étranger, notamment la Chine, qui refuse de se plier aux pressions américaines.
/ATS