Économie

Les Suisses rejettent l'initiative sur l'alimentation

27.09.2026 12h00

Les Suisses rejettent l'initiative sur l'alimentation à 72%

L'initiative sur l'alimentation est très nettement rejetée, selon les premiers résultats.

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

Le non est massif sur l'initiative populaire 'Pour une alimentation sûre': 72% de la population a refusé le texte déposé par des agriculteurs et chercheurs, selon une projection de gfs.bern. Les initiants voulaient rendre le pays majoritairement autosuffisant.

Tous les cantons ont rejeté le texte. Le Valais refuse à 75,5% et Neuchâtel à 65,4%, selon des résultats définitifs. Genève a voté non à 63,1%, le Jura à 70,8%, Fribourg à 71,8% et Vaud à 74,1%.

Bien que le non soit unanime, les villes ont refusé moins fortement que les campagnes. Une tendance qui se constate aussi en Suisse alémanique. Le rejet a dépassé les 80% dans la plupart des cantons de Suisse centrale.

Le canton de Bâle-Ville a lui rejeté le texte à 63,5%. Près des trois quarts des votants ont dit non dans la plupart des autres cantons germanophones.

Au Tessin, le refus (68,7%) est net mais aussi plutôt bas par rapport au reste de la Suisse. Le canton est le seul à compter des communes ayant voté oui. Verzasca a soutenu le texte à 68,4%. Campo, dans le Vallemaggia, a aussi voté oui, mais du bout des lèvres, à 51,6%.

Peu de soutien des partis

L'initiative populaire 'Pour une alimentation sûre' (initiative sur l'alimentation) visait à renforcer l'auto-approvisionnement en Suisse. Il devrait passer de 46% à au moins 70% sur une décennie. Le Conseil fédéral vise un taux de 50% d'ici à 2050.

Pour le comité, il est tout à fait possible de devenir complètement autosuffisant à condition de revoir totalement les pratiques agricoles actuelles. Le gouvernement et la plupart des partis ne soutenaient pas le texte.

Le Conseil fédéral craignait une ingérence trop grande dans les choix alimentaires des consommateurs. Le comité contre l'initiative en a fait son credo avec ses slogans 'Mon repas, mon choix' et 'Non au diktat vegan'.

/ATS