Genève accepte de payer pour réduire le trafic transfrontalier
A Genève, le crédit de 39,5 millions de francs destiné à cofinancer des infrastructures transfrontalières de mobilité a été accepté dimanche à une large majorité (illustration).
Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFIA Genève, le crédit de 39,5 millions de francs destiné à cofinancer des infrastructures transfrontalières de mobilité a été accepté dimanche à une large majorité. Selon les premiers résultats, 56,81% des votants ont dit 'oui'.
Une large alliance de partis et d'associations a fait campagne pour éviter l'échec de 2014, quand les Genevois avaient refusé de financer des parkings-relais en Haute-Savoie (F). Le crédit adopté dimanche va cofinancer, à hauteur de 22%, douze projets concrets - des places de P+R, des voies de bus prioritaires et une extension de tram. Objectif: supprimer 15'000 véhicules quotidiens à la frontière.
Le Grand Conseil a soutenu le référendum obligatoire, compte tenu de la menace d'un nouveau référendum du MCG. Mais le parti anti-frontaliers, qui estime toujours que Genève paie assez pour la France, ne fait plus mouche. Selon les partisans du crédit, les Genevois ont eu douze ans pour constater qu'il faut mettre des moyens pour réduire les bouchons et améliorer leur qualité de vie.
/ATS