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Etats-Unis: un juge refuse d'acquitter une mère infanticide

02.10.2026 02h38

Etats-Unis: un juge refuse d'acquitter une mère infanticide

L'accusée Lindsay Clancy a affirmé qu'une voix lui avait ordonné de tuer ses enfants (archives).

Photo: KEYSTONE/AP/Greg Derr

Un juge américain a rejeté jeudi la demande d'acquittement de Lindsay Clancy, accusée d'avoir tué ses trois enfants aux États-Unis, après que le jury n'était pas parvenu à s'entendre sur un verdict. Une nouvelle audience est prévue le 2 novembre.

Cette décision rapproche cette femme de 36 ans, qui encourt la prison à vie pour avoir étranglé ses enfants âgés de cinq ans, trois ans et huit mois en 2023, d'un possible nouveau procès.

Le magistrat du tribunal de Plymouth, près de Boston (nord-est), a estimé qu'il y avait suffisamment de preuves pour convaincre un juré de la culpabilité de Mme Clancy, contrairement à ce que plaidait son avocat.

Lors du procès, la défense n'a pas nié les faits reprochés à l'accusée, mais a tenté de démontrer qu'elle souffrait de psychose post-partum et ne pouvait pas être tenue pénalement responsable.

Une voix

Une autre requête de la défense pour l'abandon complet des poursuites sera discutée lors d'une audience le 2 novembre. Celle-ci porte sur la validité de la décision du juge d'annuler le procès après l'échec des délibérations, au cours desquelles un des douze jurés s'est opposé à déclarer Lindsay Clancy non coupable en raison de son état psychiatrique.

Le parquet n'a, par ailleurs, pas officiellement fait part de son intention de rejuger ou non l'accusée.

Mme Clancy a affirmé qu'une voix lui avait ordonné de tuer ses enfants. À la barre, psychiatres et proches, dont son ex-mari et père des enfants, ont décrit sa détresse avant les faits.

Détenue dans un établissement psychiatrique, elle se déplace en fauteuil roulant depuis qu'elle a tenté de se suicider après ce triple infanticide.

L'accusation avance au contraire qu'elle a agi avec préméditation et était capable de comprendre la portée de son geste.

Cette affaire a suscité un vif débat aux États-Unis. De nombreuses femmes ont apporté leur soutien à l'accusée, cherchant à sensibiliser l'opinion publique à la psychose post-partum, qui touche une à deux femmes sur 1000 accouchements, selon les associations.

/ATS